ASSEMBLAGE DES DESSUS

 

Les considérations économiques et le jeu de la concurrence ne doivent pas faire renoncer aux procédés utilisés dans certaines catégories de meubles pour réunir le dessus avec le corps.

 

Les solutions employées dépendent en partie de l'aspect général du meuble et sont appliquées au gré du fabricant, soit pour soutenir une renommée, soit en fonction de l'orientation de sa production.

 

Un dessus en ébénisterie, débordant sur le corps du meuble, est invariablement assemblé par tourillons. Cet assemblage très simple garantit la position du dessus au cours des opérations effectuées au moment du collage. Le nombre de tourillons à employer est déterminé par l'ouvrier, en rapport avec l'importance et la nature des plans de collage (fig. l).

 

Lorsque le dessus n'accuse ni retrait ni saillie, il se raccorde à 45° avec les parois latérales. Le joint coïncide avec l'arête extérieure au sommet de l'angle.

 

Masqués par les collages qui forment les bâtis de façade, les tasseaux qui reçoivent les tourillons sont collés à plat-joint sur les côtés. Dans les angles d'un bâti de façade important, les coupes d'onglet sont renforcées par une clé (fig. 2).

 

Très supérieur au précédent, l'assemblage à queues recouvertes d'onglet (fig. 3) permet de raccorder sur l'arête, les parois de côté avec le dessus, pour donner aux fibres la sensation de continuité comme dans la figure 2. Son incidence sur (es prix de revient ne permet pas de généraliser son emploi, mais il peut être réservé à des travaux spéciaux.

 

Le dessus et les parois de côté (fig. 4) sont assemblés à coupes d'onglet renforcées par une fausse-languette. Les coupes et les rainures qui recevront les fausses-languettes sont faites mécaniquement. Cette solution adoptée par un grand nombre d'entreprises se révèle sans aucun doute la plus économique, lorsque les fibres du dessus et des parois de côté sont ininterrompues.

 

assemblage des dessus