LES ARBRES

 

1 L'IDENTIFICATION DES ARBRES PAR L'OBSERVATION.

2 LA CLASSIFICATION SOMMAIRE DES ARBRES.

3 LES DIFFÉRENTES PARTIES DE L'ARBRE.

4 LA FORME DE L'ARBRE « LE PORT ».

5 LES BOURGEONS.

6 LES FEUILLES.

7 LA DURÉE DE VIE DES ARBRES.

8 LA TAILLE DES ARBRES.

9 LA REPRODUCTION SEXUÉE DES ARBRES.

10 LES FLEURS.

11 LA FÉCONDATION DE L'OVULE.

12 LA GRAINE.

13 LE FRUIT.

14 LA VIE DE L'ARBRE

15 COMPOSITION CHIMIQUE DU BOIS.

16 LA RESPIRATION DE L'ARBRE.

17 LA NUTRITION DE L'ARBRE.

 

 

1 L'IDENTIFICATION DES ARBRES PAR L'OBSERVATION.

Les arbres possèdent un nom universel composé de deux mots latins indiquant le genre et l'espèce, suivis du nom du botaniste qui les a identifiés, ex. : pour le hêtre (Fagus sylvatica L.), (Linné).

En outre, un nom régional ou commercial (vernaculaire) peut avoir cours, ex. : chêne blanc en Gascogne pour chêne pédonculé.

Il existe environ 20 000 espèces d'arbres dont 600 conifères.

 

2 LA CLASSIFICATION SOMMAIRE DES ARBRES.

Les végétaux sont classés par les botanistes d'après leur mode de reproduction sexuée.

 

3 LES DIFFÉRENTES PARTIES DE L'ARBRE.

L'arbre présente :

Elle comprend :

a) la tige principale ; celle-ci supporte les branches et les feuilles qui forment le « houppier » terminé en flèche ou cime.

On observe que les branches principales sont grosses tandis que les autres, les rameaux, sont plus petites,

b) le tronc ou fût est la partie de l'arbre dégarnie de branches, comprise entre le niveau du sol et les premières branches.

a) pivotantes lorsque la racine principale est verticale, ex. : le chêne

b) obliques ; c'est le cas des racines secondaires dans le hêtre,

c) traçantes, lorsqu'elles s'étalent horizontalement, ex. : l'épicéa.

 

4 LA FORME DE L'ARBRE « LE PORT ».

On reconnaît le port de chaque arbre à sa forme :

- naturelle, ii spécifique ii. Lorsqu'il est isolé, grâce à l'ensoleillement maximum, le fût de l'arbre est trapu ,

- forestière. Le fût s'allonge par l'élagage naturel des branches qui meurent et pourrissent faute de lumière ,

- climatique. Les vents violents de la montagne et de la mer déforment le part de l'arbre.

 

Leur tige est droite, ex. : le sapin ; il arrive que la forme conique de la cime devienne irrégulière avec le vieillissement, ex. : le pin sylvestre.

Les branches sont :

- disposées en couronnes (verticillées), ex. : le pin sylvestre,

- ou au contraire diffuses, ex. : le chêne.

La croissance de la flèche se ralentit de bonne heure, les branches s'allongent et donnent à l'arbre une forme globuleuse.

a) la taille des branches et des rameaux est variable.

Rameaux :

- fins chez le charme,

- forts chez le chêne,

b) la direction des branche est :

- étalée et sinueuse chez le chêne,

- redressée et rigide chez le hêtre,

- souple et plus ou moins pendante chez le bouleau,

c) la densité des branches est variée. Branches

- serrées chez le charme,

- claires chez le chêne.

 

5 LES BOURGEONS.

Ils assurent l'accroissement en longueur des rameaux et des tiges lors de la pousse des nouvelles feuilles.

Il existe deux sortes de bourgeons :

 

6 LES FEUILLES.

Elles se développent sur les rameaux des branches. Leur épiderme postérieur présente de petites ouvertures « les stomates » .

On observe que les feuilles ont :

On dit qu'elles sont :

- persistantes lorsqu'elles vivent pendant six ans au maximum, ex. : le sapin,

- caduques si elles vivent entre deux repas végétatifs, ex. : le mélèze, le hêtre.

 

7 LA DURÉE DE VIE DES ARBRES.

La longévité des arbres est variable :

- 40 à 50 ans pour le tremble,

- 300 à 400 ans pour le chêne,

-400 à 500 ans pour l'épicéa.

 

8 LA TAILLE DES ARBRES.

On distingue que les arbres :

- de première grandeur qui mesurent de 30 à 50 m de hauteur, ex. : le chêne, le sapin,

- de deuxième grandeur, 20 m, ex. : le charme,

- de troisième grandeur, 10 à15 m, ex. : le sorbier..

 

9 LA REPRODUCTION SEXUÉE DES ARBRES.

 

La fécondation résulte de la fusion de deux cellules mâle et femelle. Elle donne des graines parfois accompagnées de fruits.

 

Les arbres sont adaptés au climat et à la nature du sol qui influent sur leurs caractères. Il existe, par exemple, une race de pin sylvestre dans les Vosges, une autre en Auvergne.

 

 

10 LES FLEURS.

 

Elles sont issues de bourgeons à fleurs.

 

étamines, les deuxièmes un carpelle portant les ovules.

Certaines fleurs sont :

- complètes avec leurs étamines et leur coupelle,

- d'autres sont incomplètes.

Certains arbres possèdent :

a) des fleurs mâles et des fleurs femelles, ex. : le hêtre, le chêne rouvre ,

b) seulement des fleurs mâles et d'autres des fleurs femelles, ex. : le peuplier noir .

 

11 LA FÉCONDATION DE L'OVULE.

Le nuage de poussières jaunes qui s'échappent des fleurs organes mâles (grains de pollen) est transporté au voisinage de l'arbre par :

- le vent, pour les résineux, ex. : le pin, le sapin et pour certains feuillus, par exemple, le chêne, le hêtre,

- les insectes lorsque la fleur des feuillus contient un liquide sucré, ex. : le cerisier, l'érable

 

12 LA GRAINE.

L'ovule fécondé se transforme en graine où l'on observe :

- 2 cotylédons chez quelques essences résineuses et feuillues,

- 5 à 7 cotylédons chez le sapin, l'épicéa, le mélèze, le pin.

 

13 LE FRUIT.

Autour de l'ovule fécondé, le fruit se forme. Chez les :

- résineux ; c'est le cane, ex. : l'épicéa, le pin, le sapin,

- feuillus : il prend des formes diverses.

On observe

- les fruits secs de l'arme, du frêne,

- les fruits charnus du pommier,

- et les fruits à noyau du cerisier, par exemple.

 

14 LA VIE DE L'ARBRE

Pour se nourrir et se développer , l'arbre puise dans l'atmosphère et le sol des produits qu'il

transforme pour être assimilables grâce à la fonction chlorophyllienne des feuilles.

 

15 COMPOSITION CHIMIQUE DU BOIS.

 

Ce sont surtout des corps simples : carbone, oxygène, hydrogène, azote et quelques corps plus complexes comme hydrogène, azote et quelques corps plus complexes comme le phosphore, le calcium, etc.

Dans le bais, on trouve 50 % de carbone, 43 % d'oxygène, 6 % d'hydrogène, 0,5 % d'azote aida 0,5 % à 1 % de cendres.

 

 

16 LA RESPIRATION DE L'ARBRE.

L'arbre absorbe de l'oxygène (O): celui-ci se fixe sur certaines substances des cellules en provoquant

une réaction chimique qui donne du gaz carbonique (CO²) rejeté ensuite dans l'atmosphère. Les lenticelles de l'écorce, les stomates des feuilles assurent la pénétration, la circulation et l'évacuation des gaz.

 

17 LA NUTRITION DE L'ARBRE.

- de lumière, ex. : le pin, le chêne,

- de demi-obscurité , ex. : l'épicéa, le charme,

- d'ombre, ex. : le sapin, le hêtre,

b) l'assimilation chlorophyllienne.

On observe que ;

- le jour, l'arbre prend dans l'air du gaz carbonique (CO²) et rejette de l'oxygène (O) et transpire (H=O)

- la nuit, l'arbre respire de l'oxygène et rejette du gaz carbonique ainsi que de l'eau.

Extrait de l'ouvrage

"Technologie. Menuiserie de bâtiment. Tome 1" de H. Eulacia, J. Heurtematte, J. Mercier,

copyright Delagrave, 1976