LES ARBRES
1 L'IDENTIFICATION DES ARBRES PAR L'OBSERVATION.
2 LA CLASSIFICATION SOMMAIRE DES ARBRES.
3 LES DIFFÉRENTES PARTIES DE L'ARBRE.
4 LA FORME DE L'ARBRE « LE PORT ».
9 LA REPRODUCTION SEXUÉE DES ARBRES.
1 L'IDENTIFICATION DES ARBRES PAR L'OBSERVATION.
Les arbres possèdent un nom universel composé de deux mots latins indiquant le genre et l'espèce, suivis du nom du botaniste qui les a identifiés, ex. : pour le hêtre (Fagus sylvatica L.), (Linné).
En outre, un nom régional ou commercial (vernaculaire) peut avoir cours, ex. : chêne blanc en Gascogne pour chêne pédonculé.
Il existe environ 20 000 espèces d'arbres dont 600 conifères.
2 LA CLASSIFICATION SOMMAIRE DES ARBRES.
Les végétaux sont classés par les botanistes d'après leur mode de reproduction sexuée.
Elles prennent des aspects divers :
a) celles des résineux sont en forme de cônes, ex. : le pin,
b) celles des feuillus sont complètes, ex. : l'érable,
- ou incomplètes, ex. : le chêne.
- nus chez les résineux (Gymnospermes),
- enfermées dans un espace clos chez les feuillus (Angiospermes).
3 LES DIFFÉRENTES PARTIES DE L'ARBRE.
L'arbre présente :
Elle comprend :
a) la tige principale ; celle-ci supporte les branches et les feuilles qui forment le « houppier » terminé en flèche ou cime.
On observe que les branches principales sont grosses tandis que les autres, les rameaux, sont plus petites,
b) le tronc ou fût est la partie de l'arbre dégarnie de branches, comprise entre le niveau du sol et les premières branches.
La racine principale, les racines secondaires et leurs ramifications (radicelles) jouent une double fonction :
- mécanique : fixation de l'arbre au sol,
- et physiologique : nutrition de l'arbre.
Les racines sont :
a) pivotantes lorsque la racine principale est verticale, ex. : le chêne
b) obliques ; c'est le cas des racines secondaires dans le hêtre,
c) traçantes, lorsqu'elles s'étalent horizontalement, ex. : l'épicéa.
4 LA FORME DE L'ARBRE « LE PORT ».
On reconnaît le port de chaque arbre à sa forme :
- naturelle, ii spécifique ii. Lorsqu'il est isolé, grâce à l'ensoleillement maximum, le fût de l'arbre est trapu ,
- forestière. Le fût s'allonge par l'élagage naturel des branches qui meurent et pourrissent faute de lumière ,
- climatique. Les vents violents de la montagne et de la mer déforment le part de l'arbre.
Leur tige est droite, ex. : le sapin ; il arrive que la forme conique de la cime devienne irrégulière avec le vieillissement, ex. : le pin sylvestre.
Les branches sont :
- disposées en couronnes (verticillées), ex. : le pin sylvestre,
- ou au contraire diffuses, ex. : le chêne.
- 2° Les feuillus.
La croissance de la flèche se ralentit de bonne heure, les branches s'allongent et donnent à l'arbre une forme globuleuse.
a) la taille des branches et des rameaux est variable.
Rameaux :
- fins chez le charme,
- forts chez le chêne,
b) la direction des branche est :
- étalée et sinueuse chez le chêne,
- redressée et rigide chez le hêtre,
- souple et plus ou moins pendante chez le bouleau,
c) la densité des branches est variée. Branches
- serrées chez le charme,
- claires chez le chêne.
Ils assurent l'accroissement en longueur des rameaux et des tiges lors de la pousse des nouvelles feuilles.
Il existe deux sortes de bourgeons :
- 1° Le bourgeon terminal situé à l'extrémité de chaque rameau, qui crée son allongement,
- 2° Le bourgeon d'aisselle qui donne naissance aux feuilles et aux rameaux.
Elles se développent sur les rameaux des branches. Leur épiderme postérieur présente de petites ouvertures « les stomates » .
On observe que les feuilles ont :
- 1° Une durée de vie plus ou mains longue.
On dit qu'elles sont :
- persistantes lorsqu'elles vivent pendant six ans au maximum, ex. : le sapin,
- caduques si elles vivent entre deux repas végétatifs, ex. : le mélèze, le hêtre.
- spiralée pour le sapin , le chêne,
- distique pour le hêtre, opposée pour le frêne par exemple.
a) les résineux, des aiguilles étroites, ex. : le sapin , des écailles, ex. : le cyprès,
b) les feuillus, la feuille devient une sorte de lame aplatie « le limbe ii qui peut être par exemple :
- triangulaire pour le peuplier ,
- ovale pour le hêtre.
- lobée pour le chêne,
- dentée pour le charme avec une partie inférieure :
- non échancrée pour le chêne rouvre,
- échancrée pour le chêne pédonculé,
- entière pour le hêtre.
- la face supérieure qui reçoit la lumière solaire est verte ; c'est la chlorophylle,
- la face inférieure est plus claire ou même blanchâtre, ex. : le peuplier blanc.
- pennées pour le hêtre, palmées pour le platane.
La longévité des arbres est variable :
- 40 à 50 ans pour le tremble,
- 300 à 400 ans pour le chêne,
-400 à 500 ans pour l'épicéa.
On distingue que les arbres :
- de première grandeur qui mesurent de 30 à 50 m de hauteur, ex. : le chêne, le sapin,
- de deuxième grandeur, 20 m, ex. : le charme,
- de troisième grandeur, 10 à15 m, ex. : le sorbier..
9 LA REPRODUCTION SEXUÉE DES ARBRES.
La fécondation résulte de la fusion de deux cellules mâle et femelle. Elle donne des graines parfois accompagnées de fruits.
Les arbres sont adaptés au climat et à la nature du sol qui influent sur leurs caractères. Il existe, par exemple, une race de pin sylvestre dans les Vosges, une autre en Auvergne.
Elles sont issues de bourgeons à fleurs.
- 1° Les fleurs mâles et femelles des résineux sont très simples ; les premières possèdent des
étamines, les deuxièmes un carpelle portant les ovules.
- 2° Les fleurs des feuillus sont compliquées et de formes très diverses.
Certaines fleurs sont :
- complètes avec leurs étamines et leur coupelle,
- d'autres sont incomplètes.
Certains arbres possèdent :
a) des fleurs mâles et des fleurs femelles, ex. : le hêtre, le chêne rouvre ,
b) seulement des fleurs mâles et d'autres des fleurs femelles, ex. : le peuplier noir .
Le nuage de poussières jaunes qui s'échappent des fleurs organes mâles (grains de pollen) est transporté au voisinage de l'arbre par :
- le vent, pour les résineux, ex. : le pin, le sapin et pour certains feuillus, par exemple, le chêne, le hêtre,
- les insectes lorsque la fleur des feuillus contient un liquide sucré, ex. : le cerisier, l'érable
L'ovule fécondé se transforme en graine où l'on observe :
- 2 cotylédons chez quelques essences résineuses et feuillues,
- 5 à 7 cotylédons chez le sapin, l'épicéa, le mélèze, le pin.
Autour de l'ovule fécondé, le fruit se forme. Chez les :
- résineux ; c'est le cane, ex. : l'épicéa, le pin, le sapin,
- feuillus : il prend des formes diverses.
On observe
- les fruits secs de l'arme, du frêne,
- les fruits charnus du pommier,
- et les fruits à noyau du cerisier, par exemple.
Pour se nourrir et se développer , l'arbre puise dans l'atmosphère et le sol des produits qu'il
transforme pour être assimilables grâce à la fonction chlorophyllienne des feuilles.
15 COMPOSITION CHIMIQUE DU BOIS.
Ce sont surtout des corps simples : carbone, oxygène, hydrogène, azote et quelques corps plus complexes comme hydrogène, azote et quelques corps plus complexes comme le phosphore, le calcium, etc.
Dans le bais, on trouve 50 % de carbone, 43 % d'oxygène, 6 % d'hydrogène, 0,5 % d'azote aida 0,5 % à 1 % de cendres.
L'arbre absorbe de l'oxygène (O): celui-ci se fixe sur certaines substances des cellules en provoquant
une réaction chimique qui donne du gaz carbonique (CO²) rejeté ensuite dans l'atmosphère. Les lenticelles de l'écorce, les stomates des feuilles assurent la pénétration, la circulation et l'évacuation des gaz.
Le bois sec contient en moyenne la moitié de son poids en carbone.
Grâce à l'assimilation chlorophyllienne, l'arbre puise dans l'atmosphère le gaz carbonique qu'il décompose pour retenir le carbone et rejeter de l'oxygène.
Le développement de l'arbre dépend de l'action des rayons solaires sur la chlorophylle dont il est plus ou moins exigeant :
a) il existe des essences :
- de lumière, ex. : le pin, le chêne,
- de demi-obscurité , ex. : l'épicéa, le charme,
- d'ombre, ex. : le sapin, le hêtre,
b) l'assimilation chlorophyllienne.
On observe que ;
- le jour, l'arbre prend dans l'air du gaz carbonique (CO²) et rejette de l'oxygène (O) et transpire (H=O)
- la nuit, l'arbre respire de l'oxygène et rejette du gaz carbonique ainsi que de l'eau.
Les composés ammoniacaux et azotés de l'humus ne sont pas utilisés directement par l'arbre. Ils doivent être dissous dans l'eau pour y pénétrer.
La nutrition azotée des arbres est aidée par l'action des champignons qui transforment les substances organiques
en substances assimilables.
L'arbre a besoin pour vivre d'eau contenant en solution du phosphore, du calcium, du potassium, du soufre, du
magnésium, du fer, du manganèse :
a) on constate que des arbres :
- dépérissent lorsque le sol contient trop de calcaire. Ce sont les essences calcifuges, ex. : le pin
maritime, le châtaignier,
- tandis que d'autres recherchent une certaine richesse en calcaire. On dit qu'ils sont calcicoles, ex. : l'érable,
- certains poussent dans un sol riche ou pauvre en calcaire, ex. : le sapin , le hêtre.
b) la vie de l'arbre a des exigences variables. Le sol doit être :
- très riche en matières minérales ex. : le frêne
- riche en matières minérales, ex. : le chêne, le hêtre, le charme
- peut être pauvre en matières minérales, ex. : le pin, le bouleau
Extrait de l'ouvrage
"Technologie. Menuiserie de bâtiment. Tome 1" de H. Eulacia, J. Heurtematte, J. Mercier,
copyright Delagrave, 1976